Que faire après le diagnostic ?

Vous avez donné naissance à un enfant merveilleux, vous aviez toute sorte d’attentes, d’espérances, de souhaits, de vœux. Vous l’imaginiez déjà comme un grand médecin, un artiste de renommée internationale un avocat hors hiérarchie, un grand entrepreneur… et que sais-je ?  

Cet enfant qui représente l’espoir, la prospérité chez certains, l’accomplissement chez d’autres. Unique, neuf, magnifique, il est à vous, pour vous, vous en êtes fier au 1er regard, vous en êtes amoureux(se). Il est votre œuvre, il est parfait il a votre nez, la bouche de son père ou les cheveux de sa grand-mère. 

Très vite, il démontre déjà des qualités magiques, il sera différent des autres, et c’est normal il est à vous, il ne peut être qu’unique. 

Quelques années et vous commencez à vous poser des questions, Il ne parle pas, il ne dort pas beaucoup, il est très agité vous avez tous ces doutes à l’intérieur de vous mais vous rentrez immédiatement dans le dénis : <chaque enfant est différent mon oncle a parlé tard aussi, ma cousine a 3ans…> 

Plus le temps passe et plus vous n’arrivez plus vous trouver des excuses, et après des diagnostics aussi farfelus les uns des autres de vos proches, vous vous décidez enfin. 

Il faut aller voir un médecin 

Après de nombreuses visites qui vous enlèvent une partie de vous a chaque fois, le diagnostic tombe : 

Il est autiste, ça va aller ? Nous avait demandé la psychologue sur place ?  

Oui ça va nous lui avons répondu aussitôt.  

Vous êtes partis de chez vous ce jour avec espoir que ce Don’t vous avez si peur ne vas pas se réaliser, vous avez fait toutes les prières don’t vous vous souvenez et aussi quelques-unes trouvées sur google. Vous avez fait des promesses au très haut : 

<Si tu existes vraiment, aides moi à éviter ce châtiment et je te rendrais grâce jusqu’à la fin de mes jours> 

Que non, il est autiste, que faire ? Ou aller ? A qui parler? 

Le choc : 

Vous avez du mal à accepter, et ou assimiler la nouvelle, vous ne sentez plus votre corps, vous êtes comme mort, un cadavre ambulant, sans émotions, rien. 

 Le déni : 

Je vais chercher un avis diffèrent, ces médecins sont incompétents, l’enfant n’a pas mangé ce matin, il n’a même pas bien dormi hier soir, ils parlent de quoi, il n ya pas ça dans ma famille 

La tristesse : 

Vous fondez en larmes, vous perdez tous vos moyens, qu’allez-vous faire ? Pourquoi vous ? Qu’avez-vous fait de mal ? Est-ce une punition du très haut ? Qu’allez-vous devenir ? 

La colère : 

En réaction à la frustration ou à l’impuissance ressentie face à la mauvaise nouvelle vous vous mettez en colère, contre le monde entier 

La peur: 

Qui est cet enfant ? Ça veut dire quoi il est autiste ? Il vient d’où ? Je vais faire quoi maintenant ? Je vais dire quoi a ma famille ? 

L’anxiété : 

Je serai la risée de ma famille, de mon quartier, mon conjoint va me quitter, je vais faire quoi de ma vie avec ce fardeau, le seigneur m’a abandonné, 

L’isolement: 

Vous vous cacher de vos proches en pensant trouver une solution miracle qui va guérir votre enfant avant de pouvoir encore l’amener en public. Vous passez vos nuits sur les recherches, s’il Y a une solution et vous allez la trouver dans les prochaines 24h .

 

C’est quoi la surcharge émotionnelle ?

La surcharge émotionnelle fait référence à une situation où une personne est submergée par un excès d’émotions, souvent de manière intense. Cela peut se produire lorsque quelqu’un est confronté à un grand nombre d’émotions simultanées ou à des émotions particulièrement puissantes, dépassant sa capacité à les gérer efficacement. 

Les causes de la surcharge émotionnelle peuvent être variées et inclure des facteurs tels que le stress, les pressions sociales, les événements traumatisants, les pertes personnelles, les relations tendues, etc. Lorsqu’une personne fait l’expérience d’une surcharge émotionnelle, elle peut se sentir dépassée, avoir du mal à se concentrer, ressentir de la fatigue, de l’irritabilité ou même perdre temporairement la capacité de faire face de manière rationnelle à la situation. 

Il est important de reconnaître la surcharge émotionnelle et de mettre en place des stratégies pour la gérer, telles que la pratique de techniques de gestion du stress, la méditation, le soutien social, ou même la recherche d’aide professionnelle si nécessaire. La surcharge émotionnelle peut avoir des impacts négatifs sur la santé mentale et physique, donc prendre des mesures pour y faire face est crucial.

 La suite du diagnostic devrait être le suivi des parents, de ceux-là qui ont maintenant la lourde charge d’apprendre à s’occuper de cet être inconnu et aimé malgré tout.

<Il est ma chair et mon sang, je l’aime plus que tout au monde, je donnerai mon âme pour lui>.

 J’ai besoin d’aide, ils ont besoin d’aide même s’ils sont trop fiers pour l’avouer. Personne n’échappe aux étapes émotionnelles qui conduisent à l’acceptation, il est important d’en être accompagné. Vous pouvez penser être au dessus de ceux la qui sombrent momentanément, mais tant que vous n’avez pas traversé toutes ces étapes vous ne serez réellement pas capables de vous occuper efficacement de votre être cher. Et comme un voleur, un jour,  ces emotions s’imposeront a vous .

Les professionnels devraient prendre en charge les parents afin de les aider retrouver leur enfant sans se perdre en chemin. 

Dominique Ngouchamo

Une Maman 

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